L'industrie de la mode est souvent pointée du doigt comme l'une des plus polluantes au monde. Entre la surproduction, l'utilisation massive de produits chimiques et l'exploitation des travailleurs dans les pays en développement, le modèle de la « fast fashion » montre ses limites éthiques et écologiques. Face à ce constat alarmant, de nombreuses marques se revendiquent désormais de la « mode éthique » ou durable.
Cette nouvelle approche repose sur plusieurs piliers : l'utilisation de matières organiques ou recyclées, la garantie de conditions de travail dignes, et une production en plus petites séries pour éviter le gaspillage. Pour beaucoup de consommateurs, particulièrement les jeunes générations, acheter un vêtement responsable est devenu un acte militant. Les friperies et les applications de seconde main connaissent d'ailleurs un succès fulgurant.
Néanmoins, les critiques mettent en garde contre le « greenwashing » (écoblanchiment). Certaines grandes enseignes lancent des collections dites écologiques qui ne représentent qu'une infime partie de leur production globale, tout en maintenant un rythme effréné de nouvelles collections. De plus, les vêtements véritablement éthiques affichent souvent des prix élevés, ce qui les rend inaccessibles à une grande partie de la population.
Selon l'économiste Sarah Benali, la solution ne viendra pas seulement des marques : « Le consommateur doit réapprendre à acheter moins mais mieux, et accepter qu'un vêtement de qualité fabriqué dans de bonnes conditions a un juste prix. La transition vers une mode durable nécessitera également des réglementations gouvernementales plus strictes. »